
Couple de chaise, 2016
Sculptures
Dimension : 2 modules de + – 40 / 80 / 40 cm
Bois et métal
YIA art fair #7 / Stand Galerie Laure Roynette / Paris
Du 20 au 23 octobre 2016
Avec Géraldine Cario, Nicolas Tourte, Mathieu Weiler, Athanasios Zagorisios
LE CARREAU DU TEMPLE
4, RUE EUGENE SPULLER, 75003 Paris
La première fois que l’on découvre le travail de Nicolas Tourte, on pourrait penser qu’il porte sur le détournement d’objets. Or son questionnement aborde plutôt leur malléabilité, la possibilité de changer leur apparence, de jouer sur leur présence ou leur absence, et au final de les faire exister sur d’autres plans, ceux d’une réalité nouvelle. L’artiste compare d’ailleurs ses différents travaux à une constellation comme celle de la Grand Ourse. Un ensemble d’étoiles que l’on pourrait croire existantes sur un même plan, alors que la profondeur qui les sépare dans l’espace est bien plus grande.
Peut-on dire que ton travail s’articule autour de la notion de cycle ?
Elle est en effet le fil rouge de ma conduite. Mes oeuvres se construisent autour du cycle, de la répétition, de la redondance, du mouvement perpétuel, qui peut être à la fois naturel ou complètement artificiel.
On se pose d’ailleurs la question de la frontière entre le naturel et l’artificiel…
Tout ce que j’empreinte à la nature, aux objets, est retransmis de manière plus ou moins artificielle. Cela introduit une autre problématique qui est celle du « virtuel ». Quand Pierre Lévy (1) en parle, il souligne le fait que cette notion existe au moment où l’homme a commencé à entrer en interaction avec un objet (ex. casser une noix avec une pierre). De nos jours, le mot est devenu un peu fourre-tout. Il renvoie à une sorte de projection entre ce qui est existant et tangible et des formes complètement évanescentes impalpables.
Est-ce l’ambiguïté entre les deux qui t’intéresse ?
Se pose toujours pour moi la question du faux, du vrai. Je fais souvent paraître des images de pièces sur les réseaux sociaux bien avant qu’elles ne soient montrées en exposition. L’œuvre existe « virtuellement » avant d’avoir une existence concrète. On ne sait jamais si ce que l’on voit est une prise de vue ou un artefact Photoshop.
Veux-tu dire que l’image d’un objet le fait préexister ?
Il y a toujours le caractère fascinant de ce qui s’imprime sur la rétine et qui est irréductible. Toute l’exposition est conçue pour maintenir ce doute car il ouvre sur une multitude d’interprétations. La scénographie avec la projection vidéo, les vues stratigraphiques, le grand tirage disposé à l’horizontale, témoignent du flux d’images auquel nous sommes soumis, mais toujours dans ce continuum je crée un moment de doute.
Comme cette plaque d’égout qui échappe à l’image…
Je joue avec elle sur cette ambiguïté de l’existant. Étant sous exposée à la lumière, elle forme une tache sombre dans la scénographie. Elle ne révèle son volume que lorsque l’on s’approche suffisamment pour la regarder sous certains angles.
Le doute passe-t-il aussi par une perte des repères ?
Avec Renato Casciani nous avons pensé l’exposition à travers de multiples inversions. Le tirage du paysage de huit mètres est positionné à l’horizontale, l’installation des Paraciels est placée au sous-sol, les vidéos sont aussi inversées. Elle a été l’occasion de générer un univers conçu comme un flux où toutes les pièces dont certaines sont assez anciennes répondent à de plus récentes. L’exposition a aussi été, par la volonté du commissaire, l’occasion de produire des pièces qui n’existaient que sur plan.
On retrouve un autre ciel dans cette vue de couches sédimentaires…
C’est le cinquième ciel de cet espace du sous-sol de la galerie. L’image provient de la série des Vues stratigraphiques qui consistent en des photomontages générés à partir d’un fond personnel d’images qui compte près de 200 vues. Depuis 2004, je photographie des paysages dans lesquels sont visibles les couches sédimentaires, des marques d’érosion qu’elles soient naturelles ou artificielles. On y trouve une multitude d’informations grâce au phénomène de fossilisation, aux poches de gaz… il y a dans cette pièce un effet miroir qui accentue l’idée d’espace intermédiaire.
J’ai commencé à prendre des photographies de paysage sans forcément savoir ce que j’allais mettre en oeuvre. C’est un travail assez brut car l’intérêt n’est pas de produire un beau tirage mais de tailler dans l’image pour générer une répétition de strates et lui donner l’apparence d’un millefeuille.
N’y a-t-il pas aussi l’idée de « couches » dans la projection vidéo ?
Dans la pièce Trois bandes, l’objet sculptural devient écran. C’est une installation diurne et nocturne et comme lors d’une sédimentation, les éléments perçus s’effacent pour laisser place à autre chose, ici la structure installée in situ. Ainsi la pièce peut vivre sans son enveloppe d’images.
L’effacement se retrouve sur d’autres pièces ?
Dans la vidéo Paysage va-et-vient, se retrouve cette idée d’effacement. J’ai décomposé une photographie par un procédé assez archaïque afin d’utiliser le ciel comme un cache que je déplace sur toute la surface de l’image. La pièce renvoie tout autant à des oeuvres connues de l’histoire de l’art qu’à l’histoire du cinéma et à l’évolution des effets spéciaux notamment dans la création d’un arrière-plan. Il y a vraiment une simplicité revendiquée dans la mise en œuvre de l’animation afin de créer l’illusion que le mouvement est créé par un travelling de caméra.
Dans cette pièce aussi tu nous places entre deux éléments, celui d’une réalité géologique, pesante, qui a une présence physique très forte et une dimension plus céleste…
Ce côté aérien fait perdre de la matérialité à tous ces matériaux à la physicalité très présente. C’est pour rappeler que quelques soient leur dureté et leur résistance, par un phénomène d’érosion, ils redeviendront finalement poussière. Tout est éphémère et participe à une remise en œuvre continuelle.
J’aime la propriété sculpturale des éléments qui, s’érigeant ou s’effondrant, sont toujours en mutation.
Ce retour à la poussière est visible dans la vidéo Neige sédimentielle ?
Rien n’indique qu’il s’agit de poussière… et je ne souhaite pas révéler la source de ces images qui peuvent provenir tout aussi bien d’une prise de vue naturelle, que générées par le moteur 3D d’un ordinateur très puissant avec un logiciel d’effets spéciaux comme il en est utilisé dans les studios hollywoodiens. La video évoque l’idée du dépôt et de la sédimentation qui, à terme, produit les strates géologiques. Elle parle des particules de sédiment mais aussi de cendre volcanique comme celle qui est à l’origine de l’enfouissement des villes.
Les chaises, comme ces particules, suspendues entre terre et ciel, sont-elles en proie à une forme de mutation ?
Le Couple de chaises fait partie d’une série d’objets augmentés, modifiés. Elles sont comme beaucoup de mes travaux polysémiques. Elles font références aux rotoreliefs par le façonnage des cônes, mais aussi à la balançoire de Fabrice Hyber. Comme pour les parapluies, il y a l’envie d’interagir avec des éléments communs que tout le monde puisse immédiatement identifier et a déjà manipulé. Par leur suspension, je leur donne aussi un élan performatif.
N’ont-elles pas aussi un caractère sexué ?
L’idée du genre est plus anecdotique mais on peut toutefois déterminer laquelle est mâle et l’autre femelle. On retrouve ce caractère sexué sur le visuel des deux lunes du carton d’invitation qui évoque les trompes de fallope et autres organes jumeaux. Je voulais que se retrouve par ces lunes l’idée d’influence et des cycles, ces liens entre les éléments naturels (vents, marées, phénomènes géologiques…) et célestes. Et rendre compte aussi de cette mécanique invisible qui crée les cycles auxquels nous sommes soumis.
N’exprimes-tu pas le désir que ces objets ou éléments échappent d’une certaine manière à ce qu’ils pourraient représenter ?
J’ai envie que ces objets, chaises, lunes, plaque d’égout…, restent libres. Pour cela je les fais sortir du champ commun pour leur offrir une nouvelle existence et que chacun puisse avec eux se projeter dans une direction ou une autre.
(1) Pierre Lévy, Qu’est-ce que le virtuel ?, éditions La Découverte Poche / Essais n°49, mars 1998.
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Expositions personnelles _ Solo show
2024:
Dans la croûte, sous le manteau / Groupe A Coop. / Carrières de la Vallée Heureuse / Rinxent
Terrain Vague / La Sécu, espace d’art contemporain / Lille
2023:
Lupanar / Shenzhen Art Museum / Shenzhen / China
2022:
Home cinema / Groupe A / Lille
Flash back / quARTier / Fresnes-sur-Escaut
Quai des arts / Argentan
2021:
Falling into infinity / Flow / Lille
Ellipses / Centre culturel de Vichy
2020:
Origines / Chasse Royale / Valenciennes
2019:
Témoin / HYam/ Hydra / Grèce
Paradigma / La Belle Époque / Villeneuve d’Ascq
Au nord du futur / Galerie L’Œil Histrion / Caen
2018:
Earth wind and fire / Espace Frontière$ / Lille
Vidéobar #54 / Chapelle de l’Oratoire / Vidéoformes / Clermont-Ferrand
Unité de valeur / Espace des Tanneurs / L’Aigle
2017:
– Visions intermédiaires / Château d’Hardelot
– A place to BEEP / Mémorial de Monthormel
2016:
– Drag and drop / Galerie Laure Roynette / Commissariat Renato Casciani / Paris
– Etat crépusculaire / Musée de la Piscine / Commissariat Sylvette Gaudichon / Roubaix
– Ovaire toute la nuit / Musée de l’Ardenne / Charleville-Mézières
2015:
– Lupanar / Interstice #10/ Station Mir / ESAM, Caen
2014:
– Pete and Repeat / Galerie Laure Roynette / Paris
– ZONA MACO / La tête dans les nuages / Hermès / México
2013:
– Mise à jour v 3.0 / Musée Arthur Rimbaud
– Tutti frutti / Galerie L’Œil Histrion / Hermanville sur Mer
2012:
– Fabrique d’images / Musée de Louviers
– Immersions / Lille 3000
– Au champs, je mens / Centre d’art val de Sarthe
2011:
– Paysages microcosmiques, Socité Générale / Artstorming
– Senestrorsum, Station Mir / Caen
2010:
– Belt Variation, maison Hermès, Hong Kong
– Nicolas Tourte R3 / Usine Utopik / Tessy-sur-Vire
– Intérieur jour – Extérieur nuit / Les Bains-Douches
2007:
– Trés tôt sur l’oreiller, Galerie Duchamp / Yvetot,
Nicolas Tourte
nt at nicolastourte.net
+33 (0) 6 73188397
La Montagne / LaVallée / Bruxelles
Du 01 au 17 juillet 2016
Avec : Frederik BAUR, Thibaut BELLIERE, Romain BOULAY, BORDELOU, Christophe BOUDER, Jules BOUTELEUX, Emilie BREUX, Martin COIFFIER, Matthieu CRISMERSMOIS, Alexis DEBEUF, David FALTOT, Guillaume FOUCHAUX et Laurie ETOURNEAU, Pierre Yves HELOU, Sina HENSEL, Anne HOUEL, Joanie LEMERCIER, Romain LEPAGE, Olivier MAGNIER, Benjamin OTTOZ, QUARTZ, Lukas RICHARZ, Ludivine SIBELLE, Nicolas TOURTE, Samuel VANDERVEKEN, Mélanie VINCENT.
Rue Adolphe Lavallée 39, 1080 Bruxelles
Vernissage 1er juillet à 18h30
Dossier de presse ici
La Montagne / la Vallée
39 rue Adolphe Lavallée, 1080 Molenbeek-Saint-Jean
Avec Frederik BAUR, Thibaut BELLIERE, Romain BOULAY, BORDELOU, Christophe BOUDER, Jules BOUTELEUX, Emilie BREUX, Martin COIFFIER, Matthieu CRISMERSMOIS, Alexis DEBEUF, David FALTOT, Guillaume FOUCHAUX et Laurie ETOURNEAU, Pierre Yves HELOU, Sina HENSEL, Anne HOUEL, Joanie LEMERCIER, Romain LEPAGE, Olivier MAGNIER, Benjamin OTTOZ, QUARTZ, Lukas RICHARZ, Ludivine SIBELLE, Nicolas TOURTE, Samuel VANDERVEKEN, Mélanie VINCENT
Avec de gauche à droite :
Deux lunes, 2016 / Vue stratigraphique n°2, 2014 / Les quatres fils Aymon, 2016 / Neige sédimentielle, 2016 / Une bande, 2016 / Paysage, va et vient, 2016
Des corps noirs qui tombent et s’amassent jusqu’à gorger l’horizon, jusqu’à l’étouffement, jusqu’à l’effacement de l’humain dans un magma indéfini, puis des paysages, vides, vues stratigraphiques, relevés archéologiques ou géologiques d’un passé proche, ou peut-être d’un futur immédiat. Dans cette installation Nicolas Tourte nous égare. Entre mystification et catalepsie l’artiste se joue de nos sensations et nous donne à voir les sédiments incarnés qui construisent des paysages impeccablement chimériques.
Texte de Sylvette Gaudichon à propos de l’exposition État crépusculaire
État crépusculaire / Musée de la Piscine / Roubaix
Dans le cadre du cycle d’exposition « l’adieu aux armes »
Du 12 janvier au 8 mai 2016
La structure foisonnante et rhizomique du travail de Nicolas Tourte nous enivre dès les premières gorgées visuelles. Comme un catalyseur accélérant notre départ vers un monde poétique, jamais complétement détaché du réel, une rêverie hallucinatoire ou l’ombre de Magritte plane sans cesse. Une pincée de technologie contemporaine réactive les puissants ressorts surréalistes, rehaussés par le titre des œuvres, comme une cerise sur le … Cocktail …!!!! Le tout semble être un Cocktail coloré saupoudré de mescaline, une mixture alchimiste qui fait naitre de fragiles poèmes scintillants. Les oxymores visuelles de Nicolas nous enchantent et nous font chavirer tout en questionnant notre fragile condition humaine Nous voici devenus des « Alices » avec tout ce que cela à d’excitant .
texte de Renato Casiani parut dans le catalogue « format à l’italienne VI »
Ovaire toute la nuit / Musée de l’Ardenne
Du 3 octobre au 29 novembre 2015
Vernissage le 3 octobre à 19h00
31 Place Ducale, 08000 Charleville-Mézières
Vortex en série / Charlotte Monpezat
Vous, je ne sais pas, mais moi, je vois des Vortex partout. Signe du chaos qui semble secouer le monde et que l’on souhaite comprendre, voire organiser? Sans doute. En tout cas, de Anish Kapoor à Nicolas Tourte en passant même par le récent Mission Impossible, les images du moment font volontiers tourner la tête.
Alors, un Vortex, c’est quoi? Et bien c’est d’abord l’acronyme Verification of the Origins of Rotation in Tornadoes EXperiment. Donc une histoire de fluides qui tournent sur eux mêmes et qui permettent de comprendre les tornades et les tempêtes. Formellement, on n’est pas loin des siphons, des trombes, de tous ces mouvements concentriques qui attirent et font peur en même temps. Aspirationnel. Surtout pour les artistes.
Descension, le vortex d’Anish Kapoor dans les… par LeHuffPost
Coriolis Infinitus
Coup d’envoi avec le plus doux et le plus poétique des Vortex du moment, celui présenté par Nicolas Tourte à la galerie Laure Roynette. Dans cette vidéo ronde, encastrée dans un support carré très légèrement bombé, comme pour être plus doux, la pupille est noire, fixe et centrale, pendant que l’iris s’enroule comme un vortex marin, bleu, frais et tempétueux. Vision réflex(ct)ion et embarquement immédiat pour les tempêtes de l’âme et leurs abysses: on plonge direct.
Nicolas Tourte ayant récemment tapé dans l’œil de la Maison Hermès, on verra bientôt ses œuvres chez eux. En attendant, il fait également partie des artistes qui constituent le parcours St Germain en octobre.
Changement d’ambiance. Versailles (enfin… ce n’est pas la première mise en place de l’œuvre, mais bon…), l’expo événement de Kapoor, l’incontournable Dirty Corner, des miroirs qui tutoient le ciel et… un vortex pour nous plonger dans les entrailles de la terre en guise d’adieux. Là, les eaux sont noires, le grondement de l’aspiration est puissant, menaçant et attirant. L’oeil était dans la t(r)ombe, pour le coup et nous renvoie tous à notre statut de Caïns. Allez hop, un peu d’introspection avant le plongeon.
Au-delà des Vortex en bonne et due forme, il y a des near-Vortex. Des formes en creux qui obligent le regard à plonger. Une sorte de rapt formel des yeux.
A observer de près à partir du 3 octobre prochain, les spirales de Berdaguer et Péjus (lauréats de la fondation Paul Ricard et récemment exposés au palais de Tokyo) installées à la Maréchalerie du château de Versailles. Les artistes entendent y présenter “un dialogue entre trois oeuvres qui entraîne le visiteur au sein d’une spirale temporelle et spatiale : “Centrale Spirale”. Ça ne vous aurait pas des airs de Vortex cette affaire ?
A voir notamment la vidéo Timezone, dans laquelle un danseur remonte le temps en arpentant un tas de sable dans le sens des aiguilles d’une montre. Hypnotisant.
Il y a les lits de Lili Reynaud-Dewar aussi. Honnêtement, je ne sais pas où on peut les voir en ce moment, mais ils étaient exposés il y a un an environ par Kamel Mennour, rue Saint André des arts à Paris. Deux lits, partie d’une exposition-installation plus large, qui présentaient chacun une béance abyssale ultra problématique, non?
Bon, je dois dire qu’en plan rapproché, il y avait quand même un truc un peu phallique qui faisait inversion de vortex. Passons.
Rebondissons sur Caroline Corbasson (oui, encore) et ses séries Storm et Holes, en dessin et vidéo. Là non plus, on ne sait pas très bien ce qu’il y a au milieu du fond du trou, mais c’est fluide et ça se précipite vers le bas. Difficile de résister…
Last but not least, en forme de madeleine de Proust ou de “meilleur pour la fin”, cette oeuvre déjà un peu ancienne du britannique Petroc Sesti, l’Elan Vital, présentée à l’espace Vuitton de la rue de Bassano lors de la formidable exposition Turbulence. Une trombe en bonne et due forme, captive à l’intérieur d’une sphère de verre. Exploit scientifique réel, cette œuvre d’art, toute en poésie et mystère, organise et sublime le chaos. Repos.
Format à l’italienne VI
Avec David Droubaix, Jacques Lœuille, Gian Maria Tosatti, Nicolas Tourte
Parcours Saint Germain 2015 / Poésie de la matière
Du 23 au 31 Octobre
Avec : Sylvain Ristori, Pauline Guerrier, Charlotte Charbonnel, Franck Scurti, Leonora Hamill, Sara Favriau, Morgane Tschiember, Laurent Pernot, Alan Goulbourne, Letha Wilson, Lyndi Sales, Stéphane Calais, Maia Flore & Guillaume Martial, Sylvie Bonnot, Arnold Goron, Herbert Hamak, Faz, Romain Sarrot, Marc-Antoine Coulon, Thomas Tronel Gauthier, Daniela Busarello, Janaïna Milheiro, Noëlle Dassa, Timothée Chaillou, Melindagloss, Moonassi, Sara Barcaroli, Laura Bonnefous, Manu Fauque & Victoire le Tarnec, Nicolas Tourte, Franck Loret, Josep Llorens Artigas, Christophe Herreros, Charlotte Cornation & Alexandra Loewe, Mathilde de l’Ecotais, Mathieu Roquigny,
Vernissage le jeudi 22 octobre de 18h à 21h
Coton Doux 68 rue Mazarine – 75006 Paris
Télécharger le communiqué de presse ici
Micro-détail et gigantisme du sens / Philippe Boisnard
Le téléphone portable est dénoncé comme cet oeil de trop, oeil s’immisçant là où on ne l’attend pas, oeil animé par la curiosité, voulant happer par son optique ce qui n’aurait jamais du être fixé, puisque devant disparaître dans le flux du temps. Le téléphone portable pourtant s’est vu doté peu à peu d’optique de plus en plus puissante, dépassant largement même, les normes des premiers appareils photographiques numériques du marché, lors de leur sortie. Solécisme de l’homme : fascination de ce qu’il critique, aspiration à s’engouffrer dans ce qu’il dénonce.
C’est sans doute cela, cette possibilité offerte par le téléphone portable qu’a su apprécier et explorer Nicolas Tourte. Depuis longtemps, la photographie, avant d’être représentation, pour ce photographe est le lieu de la composition d’une sur-réalité qui échappe à la seule captation du présenté. Travaillant sur des paradoxes, sur l’hétérotopie — de la mise en tension d’espaces hétérogènes — il fait l’expérience du croisement du réel et de l’imaginaire, en quelque sorte il se fait l’écho de ce qu’écrivait Lautréamont par rapport à la beauté : « la rencontre fortuite d’une machine à coudre et d’un parapluie sur une table de dissection ».
Nicolas Tourte aime ajointer et créer des jeux de dimension, bâtir des correspondances entre des éléments hétérogènes voire hétéronomes, ne répondant pas de même logique esthétiques et de sens. Un cercle rouge, ancienne assise de tabouret, surface grise de ciment, support blanc croisé PVC d’une fenêtre ayant perdu ses vitres. Cette capacité loin de pouvoir être réduite à la seule optique photographique tient chez lui d’une poétique de la vision, de cette tension esthétique du sens qui fait que face à l’être, émerge du non-être des champs possibles relationnels. Avec le téléphone portable et sa saisie immédiate, non retravaillée, cet horizon de sa création loin de se réduire, a trouvé le champ immanent d’une pratique atypique de la saisie du flux. Le montage n’est plus celui du collage numérique, n’est plus celui de la mise en perspective de silhouettes anthropoïdes lilliputiennes dans des univers gigantesques, mais il est celui qui se donne à voir, qui se jette à la figure.
Poursuivant sa mise en évidence des paradoxes, des compositions hétérotopiques, il a su saisir dans l’instantané de ce qui a lieu les diffractions du réel et ceci jusqu’à la possible abstraction des éléments, qui encadré dans l’espace photographique ne sont plus présents dans un contexte, mais sont redéfinis, parce qu’orphelins de leur présence, selon de nouvelles parentes. Un cercle orange lumineux, une sorte d’iris dont la pupille serait incandescente, l’oeil du cyclope nous regarde du fond de son obscurité.
Une femme avec une poussette, partant du champ, s’éloignant, en premier plan la rondeur d’amuse gueule apéritif ou de cacahouètes soufflées, suivis de pains secs. Scène de trottoir, où pourtant les deux plans, le proche et le lointain, irrémédiablement se détachent, non seulement par leur motif esthétique, verticale des jambes contre horizontale des petits sphères, noir des couleurs de la robe de la femme contre orange doré des amuses gueules, mais aussi par leur sens, par l’indifférence qui existe entre ces deux présences : l’une, celle de la femme qui s’éloigne, l’autre immobile, celle du motif.
De même, là, cadre d’une surface de ciment, perlé en sa chair de petits cailloux. Cadre de la fixation bétonnée (mur ? trottoir ?) et en son centre, le cercle d’un tube de métal rouillé et découpé. En son milieu un monde en devenir, monde végétal de quelques herbes qui s’aventurent à exister, d’une mousse vert sombre qui se répand et crée les conditions d’une vie au milieu de ce désert de macadam. Paradoxe d’une vie qui repousse le cadre de la nécessité, qui invente son monde, et son devenir esthétique dans le désert de l’impossible.
Deux photographies qui par leur composition interrogent en quel sens notre réel, qui nous semble toujours homogène, parce que tourné vers nous, parce que donné synthétiquement dans une synthèse d’aperception, pourtant est bien un agrégat d’éléments qui dans leur tension, dans leur improbable relation, pourtant crée du poétique.
Heidegger disait poétiquement dans L’expérience de la pensée : que monotone était le chemin du simple pour celui qui était pris par le cours d’un monde dominé par l’essence de la technique. Monotone, car les différences n’apparaissent plus, seraient effacées par une forme d’insensibilisation progressive de notre capacité à apercevoir, à nous laisser toucher par ce qui survient, parce ce qu’il y a. Ces deux photographies nous introduisent justement dans la surprise perpétuelle du simple, de ce qui se plie et se déplie dans la chair du réel et que seul un regard qui se laisse aller et qui sait prendre son temps, réussit à voir.
Ici encore, Rideau de fer, gris, élimé par le temps, et comme un reste incongrue, l’encart d’une affiche orange vif, avec ce simple motif à lire : live.fr. Deux réalités collées l’une à l’autre et qui s’entre-choquent. Là aussi : paysage neigeux d’une mousse de protection en premier plan, avec pour horizon, non pas des montagnes, mais le désordre des files et des tome d’une batterie électronique. Blanc contre gris noir, l’écart devient le motif même de la photographie.
Chaque photographie expérimente la notion d’écart de réel, met en exergue la composition hétéroclite du donné inaperçu. Le motif central ne serait pas ainsi le simple donné matériel, mais la force esthétique de la relation des donnés. Une sorte de lien spirituel entre des éléments hétéroclites pouvant aussi bien jonchés le sol, se répandre contre un mur, ou bien encore être le résultat d’altérations, de lacérations, de décompositions.
C’est pour cela que la perspective est essentielle dans tous ces jeux d’éléments. La perspective : à savoir l’échelle. Si pour une part la photographie par son encadrement réduit toute échelle, elle peut aussi par la décontextualisation de sa capture faire advenir une échelle qui était inaperçue. Des monolithes ancestraux s’érigent au coeur d’une coure murée de brique. Ces formes longues, proches de la forme biologique de la patate donne leur mesure à tout ce qui est vu. Quelle est leur taille ? Sans doute petite comparée à la grille qui les jouxte sur le bord droit. mais là, seulement là, dans la vue, nous les découvrons comme des statues de l’île de Pâques, elles deviennent les traces ancestrales d’une civilisation perdue, dont il ne nous resterait que les vestiges d’une religion dont nous ignorons désormais toutes les arcanes.
Le monde se plie et se redéplie, retrouve ce qu’il est et qui n’est pas vu. Il nous donne à voir par cette saisie, ses distorsions, ses inversions. Monde reflets, une invisible glace s’étant glisser sur une suite de tables, celle-ci se réfléchissant et se dédoublant, recto et verso de réalité. La photographie n’est plus inscrite ainsi dans la représentation, mais elle explore l’invisible jeu des angles du sens. Passionné de détails, clamait Nietzsche. Cette passion est à bien comprendre. Être passif face aux détails, se laisser toucher par leur saillie, leur incise, leur danse et leur choc, leur perturbation, leur vibration atomique qui molécularise des compositions inusitées.
Le sens née de cela : de cette vie infinie qui tisse un réel hétérogène. L’oeil photographique, ce troisième oeil spirituel de la pensée, est ce qui capte en-deçà de toute fixité de la signification prédonnée par le monde social et rationnel, la poétique sur-réelle. La photographie est alors espace de liberté, espace de vie pour le sens, croisée du visible et de l’invisible.
Interstice / Station Mir / Galerie de l’ESAM, Caen
du 28 AVRIL AU 16 MAI 2015
Avec : Nicolas Tourte (FR) Heewon Lee (KR) Julien Poidevin (FR) Aernoudt Jacobs (BE) Cécile Beau & Nicolas Montgermont (FR) Arno Fabre (FR) Martin Messier & Nicolas Bernier (CA) Franck Vigroux (FR) Figure 8 Back To Back Royce / La Vitrine (FR) Nicolas Talbot (FR) T.M. Project (FR) Herman Kolgen (CA) Yann Leguay (FR) Hibou Blaster & Loup Blaster (FR) Patcho (FR) Julien Poidevin (FR)
Wanderland / Hermès – Saatchi Gallery, London
Commissaire: Bruno Gaudichon / Scénographie : Hubert Le Gall
07/04 > 01/05/2015
Transfigurations / Julie Crenn
(texte écrit à l’occasion de l’exposition Nicolas Tourte au Musée de Louviers)
Avec une économie de moyens et l’élaboration de processus visuels apparemment simples, Nicolas Tourte parvient immédiatement à nous faire entrer dans son univers où nos repères et codes sont subtilement modifiés. Un monde parallèle et décalé où chaque détail compte. Sculpture, installation, dessin, performance, photographie, photomontage et vidéo sont les médiums qu’il a choisis pour transfigurer le quotidien. Des mediums auxquels il ajoute une pointe technologique et numérique. L’art vidéo joue un rôle primordial dans sa pratique, notamment l’utilisation de systèmes de projections dans l’espace ou directement sur des objets sélectionnés. Celles-ci viennent animer des scènes initialement immobiles. Ainsi sur la fenêtre arrière d’une voiture est projetée l’image d’une groupe d’enfants qui, comme pris au piège du véhicule, crient, se débattent et semblent frapper sur la vitre de la place, 2012; sur un circuit fermé s’écoule violemment l’eau d’une rivière [À la loupe – 2012]. Multiplication, répétition, images en boucle, les projections tournent à l’hypnose et brouillent notre perception. Entre réalité et fiction, l’artiste procède à un art du décalage où l’improbable vient tutoyer le trivial. Click to collapse
Plusieurs œuvres mettent en mouvement des panneaux de signalisation. Ainsi un ouvrier de chantier jette avec sa pelle des cailloux sur le panneau signalant un risque d’éboulement sur la route [WIP – 2010]. Un cerf passe furtivement devant un panneau triangulaire [Cerf vidé – 2009]. Une voiture projette des cailloux dans une tasse indiquant la présence d’une aire de repos [Road sign – 2010]. Une multiplicité de panneaux de sens unique projetés sur des tables de bar renversées [Or-beat – 2010]. L’artiste élabore des story-boards lorsqu’il est au volant, ils sont générés par l’ennui et le caractère redondant de ses trajets. En effet, les panneaux sont des injonctions visuelles que nous fréquentons quotidiennement, sur les routes et dans la rue. Ils nous informent de dangers potentiels, de risques accidentels et nous appellent à la prudence. Une prudence et une obéissance à un code collectif que l’artiste détourne avec humour. Il poursuit sa réflexion ludique autour de la route avec deux vidéos : Arizona Corridor [2009], où sur une route américaine, les lignes centrales jaunes se transforment en une rivière sans fin ; et Trucks [2012], où de chaque côté d’une glissière, deux camions se renvoient un ballon de football comme dans les premiers jeux vidéo des années 1980 simulant une partie de tennis. Les associations sont à première vue simples, efficaces et amusantes. Pourtant, il souligne l’uniformisation de nos paysages, urbains et ruraux, dans laquelle il extirpe des fictions à la fois critiques et soucieuses d’une perception alternative de notre environnement visuel.
Une bouteille de lait s’écoule, quand soudain un jeune cycliste circule dans le lait [Lacté – 2010]. Une apparition humaine impromptue et inattendue. Nicolas Tourte met en place des dispositifs mêlant humour, illusion et jubilations visuelles. Dans sa réflexion plastique et conceptuelle, les objets du quotidien jouent un rôle moteur, par exemple il présente un parapluie ouvert qui se fait l’écran d’un ciel nuageux [Paraciel – 2009]. Chaque installation vidéo est pensée en fonction du lieu où elle est présentée au public. Elle s’adapte aux contraintes architecturales et offre une perception nouvelle de l’espace, qu’il soit sacré, public ou privé. L’artiste envisage l’œuvre comme un objet facilement transportable, malléable et modulable selon les lieux où il expose. En plus des effets spatiaux et visuels, nous notons l’effort produit par l’artiste pour la création des titres de chacune de ses œuvres, de véritables calembours et jeux de mots qui nous guident dans notre lecture des images et des objets. Les titres font partie du processus créatif imaginé à partir d’une vision singulière et ironique de notre société où le matériel prime souvent sur l’humain, la pensée et les sentiments. Il décode avec pertinence notre relation aux objets et met en lumière leur présence envahissante et écrasante.
L’artiste produit des renversements en introduisant des éléments organiques et naturels au sein de paysages urbains aseptisés, déshumanisés. Inversement, il traverse des paysages naturels où il infiltre une présence humaine, un trouble. En ce sens, le photomontage Egaré [2007] peut être considéré comme une œuvre synthèse de sa pratique. Un individu aux membres disloqués, est couché au sol, endormi, mort, blessé? Son corps gît au creux d’un paysage artificiel, bricolé. Il est composé de trognons de pommes et d’un bloc de terre sur lequel poussent de petites brindilles. L’artiste met en scène le corps de la femme, il arrange le décor au moyen d’éléments organiques extraits de leurs milieux ou achetés. De la même manière, une ombre se promène à l’intérieur d’une croûte de pain [Dans la croûte ou sous le manteau – 2009]. Il conçoit un espace truqué, fictif, où la figure humaine peine à trouver sa place. Car il est constamment question de cela, l’échelle humaine par rapport à celui de l’univers. Une réflexion établie dans la série La Trace est Profonde [2009], formée de douze dessins en noir et blanc où la figure humaine, qui, elle est en couleur, nous apparaît comme une incarnation du mythe de Sisyphe. Elle engage un rapport tendu et conflictuel avec des objets appartenant au quotidien. Des objets aux dimensions extrapolées rendant l’homme minuscule et impuissant face à cet environnement écrasant. Avec un style épuré, minimal, Nicolas Toute présente un homme nu soulevant sur son dos deux grains de raisin, un autre enjambe le manche d’une petite cuillère ou s’extirpant péniblement d’une bouteille de lait. Nous observons cet univers d’un point de vue microscopique et envisageons la figure humaine, rendue lilliputienne, d’une manière nouvelle. À la fois attractive, car amusante et surprenante, mais aussi effrayante, car elle nous ramène à notre impuissance et notre asservissement au matériel.
Plus étrange, la figure humaine est fragmentée, désorganisée et parfois même dissolue. Une partie de ping-pong se joue entre deux corps invisibles [Ping – 2009] ; les bustes d’un couple aux crânes rasés, aux visages pâles et mélancoliques, sont projetés au-dessus d’une baignoire remplie à ras bord [O_O – 2009]. Le corps humain y est chaque fois présenté comme un organe vulnérable et éphémère, faisant partie d’un ensemble dont il est dépendant. Il y est aussi réduit et mis à l’épreuve de l’espace et des objets : suspendu à un clou au mur [Far end hole – 2010] ; nageant dans un mouvement perpétuel et absurde [Rift – 2010] ; nu, frissonnant et grelottant dans un espace en friche [Attente (Re) – 2010] ou encore prostré au fond d’une tasse renversée [Exil en Vaisselle – 2009]. L’artiste pousse la fragmentation corporelle jusque-là création de corps hybrides, monstrueux. Un diptyque présente deux mains dont les doigts semblent se prolonger à l’infini grâce à un système rhizomique. Les doigts-branches-racines génèrent de nouvelles mains [Poumons – 2007]. Deux avant-bras sont soudés l’un à l’autre et suspendus à un cintre [Manie-Gance – 2008]. Plus récemment, dans le cadre de sa résidence à la villa Caldèron à Louviers, l’artiste collabore avec un groupe d’une quinzaine d’adolescents. Il leur demande de se regrouper, de se serrer les uns contre les autres. Placé au-dessus d’eux, il observe non seulement la proximité des corps imbriqués, mais aussi les couleurs de leurs vêtements, qu’il agence de manière à créer une forme visuellement et plastiquement homogène. Ensuite, il filme et instaure une chorégraphie, lente et collective. En leur soufflant de se mouvoir dans tel ou tel sens, il parvient pendant quarante minutes à créer une dynamique unitaire et harmonieuse. Le groupe se métamorphose en une masse, un tout, semblable à une forme corallienne bercée par les flux aquatiques, le rythme des marées. Nicolas Toute choisit enfin d’extraire trois secondes du film. Trois secondes où le mouvement se fait naturel, harmonieux. Le résultat est une fusion entre les figures humaines et l’évocation d’un élément marin, un assemblage humain [Corail – 2012]. Les corps se bousculent, se heurtent et se meuvent de manière absurde et illogique. Ils perdent toute individualité et évoluent telle une masse informe, organique et décérébrée.
Grâce à une maîtrise des techniques numériques et un contrôle pointilleux des mises en scènes, Nicolas Tourte développe une esthétique fondée sur un équilibre fragile entre authenticité matérielle et fiction visuelle. Avec une sensibilité enjouée et un sens de l’association, il ouvre une brèche dans laquelle il examine le genre humain, perdu et vivant malgré tout.
« Qu’est-ce que je peux faire, j’sais pas quoi faire… » Espace Frontières – Lille Hellemmes
Avec BORIS ACHOUR / FRANÇIS ALŸS / BERTRAN BERRENGER / CLAUDE CATTELAIN / JOËL HUBAUT / ARNAUD LABELLE-ROJOUX / LAURENCE NICOLA / ETIENNE PRESSAGER / JULIEN PRÉVIEUX / PIERRICK SORIN / DANIEL SPOERRI / NICOLAS TOURTE / JEAN-LUC VERNA / BARBARA VISSER
Commissaire: Bernard Lallemand
Du 13 mars au 23 mai 2015 /
FEW / Wattwiller
Catherine Larré, Anaïs Lelièvre, Nicolas Tourte, Sonia et Olivier, Philippe Desloubières, Pascale Klingelschmitt, Hervé Lessieur, , Konrad Loder …
24/05 > 7/06/2015
Résidence Atelier Wicar/ Rome / 7/01/2015 > 7/04/2015
Avec le soutien de l’Institut Français
Résidences _ Residencies (sélection)
– Pays vagues, première saison IEAC, Carrières de la Vallée Heureuse / Groupe A (2024)
– Centre d’art Rimbun Dahan, Selengor, Malaisie (2024)
– Laboratoires Numérique éphémères / CACLB / Fédération Wallonie-Bruxelles (2023)
– Échangeur // 22 / Avignon (2023)
– Regards d’Artistes sur l’Urbanisme #7 / Groupe A (2022)
– FLow / Lille (2021)
– Vidéoformes / Clermont-Ferrand (2017)
– Atelier Wicar / Rome (2015)
– Espace(s) Son(s) Hainaut(s) (2014)
– Laboratoire, sous le regard de Christian Rizzo. (2012)
– Voyez-vous. Transat Project (2012)
– Villa Caldèron (2011-2012)
– Les Bains-Douches (2010)
– Usine Utopik (2010)
– Station Mir (2005)
– CAC (2004)
Collections publiques _ Public collections
FRAC Picardie
Musée de la Piscine
Département de l’Orne
Département du Pas-de-Calais
Château d’Hardelot
Ville de Lille
Ville de Roubaix
Bourses _ Grants
– Fond Émergence Pictanovo 2024
– Aide à l’installation 2015 (DRAC Nord-Pas-de-Calais)
– Aide à la création 2011 (DRAC Nord-Pas-de-Calais)
– Villa Caldèron 2012
– CAC 2006
Commandes et collaborations_ Orders and collaborations
Fondation Abbé Pierre
Hermès
Compagnie Anima Motrix
Ville de Caen
Avec de gauche à droite :
Deux lunes, 2016 / Vue stratigraphique n°2, 2014 / Les quatres fils Aymon, 2016 / Neige sédimentielle, 2016 / Une bande, 2016 / Paysage, va et vient, 2016
Paraciels, 2009-2021 / Installation vidéo
Vue de l’exposition « Paysages » au Puzzle, Thionville en 2020